vendredi 25 août 2017

vue en 360°


Vue en 360° d'une ouvrière Crematogaster scutellaris. On peut faire tourner avec la souris, les doigts pour écran tactile ou la barre en dessous !

dimanche 14 juin 2015

coloration improbable

Il est usuel de décrire en taxonomie pour Crematogaster scutellaris qu'elles ont la tête rouge.
Eh non, parfois la tête est noire. Sur des ouvrières isolées, certes.
Un exemple :

Repas : alimentation variée

 Crematogaster  scutellaris varie son alimentation par opportunisme.
 Un classique : le miellat des pucerons.
 Mais également les excréments d'oiseaux, des fientes :

vendredi 3 octobre 2014

mardi 1 juillet 2014

transport de larves et du couvain

Directement du producteur au consommateur !
 Les ouvrières apportent le couvain sur des figues de Saint Jean juteuses.


Procession Crematogaster scutellaris from FOURMIS TV on Vimeo.

jeudi 22 décembre 2011

lundi 25 avril 2011

Quelques agapes pascales

C'est la fête pour Crematogaster en ce jour de Pâques.
sur un geyko :

 Sur un lombric :


 où la chair est tirée :

en vidéo :

samedi 7 novembre 2009

clef d'identification des fourmis de France

Une clef d'identification des fourmis à partir de photo taxonomiques ou prise dans la nature permettant d'apprécier les critères de prise en compte de la détermination.

mercredi 30 janvier 2008

les pheromones

Crematogaster scutellaris est Aculeate aussi par son aiguillon. Vestige de la tarière d’Hyménoptères mais qui revêt ici une forme plus simple lui permettant d’émettre des phéromones. En Catalan, elle est appelée "rabachine". L’acide formique brûle la peau !
La capacité pour cette espèce à lever le gastre au dessus de la tête n'est pas dénuée d'intérêt. En émettant une gouttelette de phéromones, elles arrivent à communiquer avec les autres ouvrières. La goutte placée au bout du gastre est visualisable aisément, tout comme l'odeur fortement acide.
Cela peut être une phéromone d'alerte, afin de signaler une source de nourriture :



*







à exciter les sexués leur donnant le signal de départ pour le vol nuptial




Les fourmis utilisent efficacement un système de communication de recrutement basé sur la sécrétion des glandes poison ( glande Dufour) . Les ouvrières fondent leurs taches sur la division du travail. Les jeunes ouvrières effectuent les soins du couvain ; leur glande poison se développe et atteint sa taille finale de 0,5 μl à l'âge de 6 semaines, quand ils deviennent fourragères. La sécrétion déposée au cours de combats avec des ennemis ou des proies est composée de quantités égales à la fois d'une grande volatilité et une faible fraction volatile.

La glande Dufour des Crematogaster scutellaris produit un mélange de long-acétates. Le poison de la glande contient deux enzymes très actifs: un acétate estérase et d'un alcool oxydase. Au cours de venin d'émission, les deux enzymes se mélangent et s'accumulent sur la piqûre, où la formation de l'électrophile très aldéhyde de l'acétate est lancé. L'acide acétique, produit au cours de la réaction, agit comme phéromones d'alarme

Au sein de la fraction volatile élevée , le limonène est le composant principal (97%) et est le seul à déclencher de manière olfactive l'alerte des fourmis dans les environs et de les recruter dans les lieux de combat où ils assemblent. La limonène répond exactement de la même manière qu'il soit appliqué en concentration ou en suspension dans l'air.
Les autres composantes de la fraction volatile élevée sont quatre autres hydrocarbures et de l'hexanoïque nitrile. La forte volatilité et de la faible fraction volatile de la sécrétion des glandes poison ont chacun une double fonction:
- la faible réduction des substances volatiles, dont la composante principale est un alcaloïde, servant de fixatif et à étendre la période effective de la limonène signal en modifiant son évaporation cinétique.
- la forte volatilité de recrutement signal . La limonène est également le solvant de l'alcaloïde et améliore sa diffusion sur la surface de la cuticule des arthropodes ennemis ou proies


références :

Pasteels, J.M., Daloze, D., and Boeve, J.L. 1989. Aldehydic contact poisons and alarm pheromone of the ant Crematogaster scutellaris (Hymenoptera: Myrmicinae). Enzyme-mediated production from acetate precursors. J. Chem. Ecol. 15:1501-1511.

Leuthold, R.H., and Schlunegger, U. 1973. The alarm behaviour from the mandibular gland secretion in the ant Crematogaster scutellaris. Insectes Soc. 20:205-214.

Schlunegger, U.P., and Leuthold, R.H. 1972. Rapid identification of volatile compounds in insects with a direct gas chromatography/mass spectrometry procedure: 3-octanone and 3-octanol in Crematogaster scutellaris and C. ashmeadi. Insect Biochem. 2:150-152.

source : phérobase

dimanche 27 janvier 2008

Repas sur nectaires extrafloraux

Activité autour de nectaire extra floral de bignone :



Et elles en raffolent :


Sur des nectaires extrafloraux d'un cerisier:

samedi 26 janvier 2008

Les gales

Une reine, princesse qui désormais fécondée et a coupé ses ailes, n''a comme première activité que de trouver une cachette pour passer l'hiver à l'abri des prédateurs et fonder sa colonie. Bien souvent, on en trouve dans des gales :
- gale de peuplier

- gale de chêne:

Une gale est une nécrose de feuille dûe à des pucerons:

Nécrose qui se lignifie :

La reine prendra le tout petit passage.
Elle pourra utiliser dans des gales de chêne les loges déjà présentes :

Après une courte diapause, la ponte débutée début février donnera une fondation d’une cinquantaine d’ouvrières. Les premières ouvrières vont commencer à sortir à la recherche de nourriture. Une gyne peut rester plusieurs mois sans nourriture. Des œufs trophiques ( non fécondés) peuvent être un complément . A l’amorce de l’été pour les plus prolifiques, la saison suivante pour d’autres, elles quitteront ce nid provisoire pour trouver une souche un arbre malade et développer une colonie allant jusqu’à plusieurs milliers d’individus.

Essaimage

De fin août à mi novembre, on peut assister au vol nuptial. C’est la période ou les sexuées gavées par les ouvrières durant l’été vont prendre leur envol. Globalement ce vol est précédé d’un épisode pluvieux et se situe en fin de journée, au crépuscule. Les princesses vont à la rencontre des mâles précédemment sortis.
Les ouvrières fortement excitées incitent les sexués par titillement à s'envoler:





Par leurs phéromones émises ils attirent les futures reines sur un terrain de rencontre entre nids. Le déclenchement est simultané, les phéromones sexuelles portant sur de grandes distances. L’accouplement s’effectue dans les airs, une femelle pouvant s’accoupler avec plusieurs mâles simultanément jusqu’à remplir sa spermathèque. Celle-ci lui permettra de tenir plusieurs années sans connaître d’autres accouplements.




Et s'il faut se désaltérer avnt l'envol, elles ne s'en privent pas. Les chances de vols nuptiaux sont plus grandes avant, pendant une pluie.





La prédation est alors grande, les martinets, chauve-souris principalement profitant de cet apport de nourriture en dévorant leur gastre en plein vol.




Une fois accouplée en vol, la princesse se coupera les ailes et ira se chacher dans des gales ou autres cachettes dans du bois.

vendredi 25 janvier 2008

Le genre Crematogaster

 Ce genre appartient à la sous-famille des Myrmicinae .
Crematogaster est composé en tout de 427 espèces (Bolton, 1995).
En France, on ne trouve que 3 espèces du genre Crematogaster :
  Crematogaster auberti


Crematogaster scutellaris,

Crematogaster sordidula.

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1792 par l'entomologiste français Guillaume-Antoine Olivier, dans le Tome 6 de Encyclopédie méthodique.

Les pucerons

Le régime omnivore elle privilégie les Pucerons et les Coccides dont elle tirera un miellat.

Cet apport de sucre peut représenter l'unique source de glucides de la colonie.. Le puceron excrète par l'anus les sucres qu'il ne peut pas assimiler. Les ouvrières titillent les pucerons avec leurs antennes pour les inciter à extraire le miellat tout en les protégeant des prédateurs comme les coccinelles. Ainsi soignés, les pucerons sont plus gras et se reproduisent bien plus vite. Les fourmis recherchent des pucerons faisant beaucoup de miellat. Le miellat est très riche en fructose, sucrose et glucose, de plus, on y a recensé plus de 20 acides aminés (les pucerons excrètent environ 1/3 de l'azote absorbé).

Si les fourmis trouvent d'autres pucerons plus juteux ou moins corniculés , les précédents sont abandonnés, ou parfois servent de plats de résistance. La compétition est donc assez forte et les fourmis agissent comme des agents de sélection.



Et les cochenilles :